L’art de la maroquinerie, histoire et origine

La maroquinerie, un terme jadis employé pour désigner les articles fabriqués en cuir d’animal, revêt aujourd’hui plusieurs connotations linguistiques. Aujourd’hui, la maroquinerie signifie bien plus que le simple objet en cuir. C’est ce que nous apprend le web dictionnaire Encyclopaedia Universalis : le terme recouvre également l’entreprise qui en fabrique, les techniques employées pour en fabriquer, la boutique qui en vend, etc.

Que trouve-t-on dans le monde de la maroquinerie ?

Aujourd’hui, les objets de maroquinerie ne se limitent pas aux vêtements et aux tapis. On trouve également les chaussures, les portefeuilles, les ceintures… et surtout les sacs ! Les sacs en cuir sont très tendance et accaparent toujours la première place sur le podium des tendances de la mode. Un sac en cuir est le symbole du luxe, de l’élégance, de la robustesse et de la noblesse. Plusieurs géants de la mode se consacrent exclusivement à la fabrication et la vente des sacs en cuir. En magasin ou en ligne, on a accès à une large gamme de produits. La boutique de maroquinerie en ligne sur le site espritcuir.com, spécialiste du sac en cuir sous toutes les coutures, en est un exemple parfait.

Mais alors, d’où nous vient cet art très ancien qui gagne en importance siècle après siècle ?

L’origine du terme « maroquinerie »

Le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales nous explique que « maroquinerie » tire son origine de « maroquin », un terme qui désigne la peau de chèvre tannée. C’est un terme qui n’a rien à voir avec l’Europe. Cet art nous fut transmis par les Espagnols qui, de leur côté, l’ont appris des musulmans en Andalousie. Tout au long de la période allant de 711 à 1492 apr. J.-C., on désignait la peau de chèvre tannée par « marroqun ». Pourquoi ? Peut-on se demander. Cela est dû au fait que c’est une pratique inventée en premier lieu par les Marocains. D’ailleurs, on leur donna ce nom pour cette cause.

La genèse de l’art de la maroquinerie

La maroquinerie : du besoin au désir

Personne n’ignore le fait que l’emploi des peaux des animaux remonte à très longtemps dans l’histoire de l’humanité. La preuve en fut donnée par les découvertes archéologiques sur les terres égyptiennes : fourrures, chaussures, objets d’usage quotidien, instruments de musiques…, tous en cuir ! Et ce n’est pas tout. L’utilisation du cuir animal fut une pratique courante dans la Grèce Antique : on portait des vêtements en cuir, surtout pour fabriquer l’ornement des cavaliers.

Jusque là, la maroquinerie existait, mais discrètement : c’était une réponse à des besoins primaires, voire essentiels, dont celui de se protéger contre le froid.

Ce n’est qu’au début du XIIe siècle que le travail du cuir commence à se développer, notamment en Italie et dans les pays du Maghreb. Le cuir fut employé dans la réalisation d’articles de luxe, achetés et portés exclusivement par la bourgeoisie qui pouvait seule en supporter les prix très élevés. Heureusement, de nos jours les articles de maroquinerie sont beaucoup plus accessibles et peuvent être achetés par de nombreuses personnes qui aiment la mode et les articles de qualité tendance.

Le maroquinier : de l’ouvrier modeste à l’artisan connaisseur

Vous l’aurez remarqué, au début un maroquinier était un simple ouvrier qui gagnait à peine de son métier pour pouvoir vivre. Mais avec le temps, la maroquinerie a gagné en importance, les bourgeois et la population riche adhéraient de plus en plus à cette tendance, qui ne tarda pas à devenir un « art » en bonne et due forme. Les nobles du Moyen-Âge décoraient leurs intérieurs avec des objets en cuir, notamment avec des malles et des tapis. Cela continua crescendo et lors du XIIIe siècle, la demande a atteint son pic et les fourrures devinrent un must-have que toute la bourgeoisie cherchait à acquérir à tout prix ! Les maroquiniers sont de ce fait devenus des artisans, et on voyait dans leur travail manuel un véritable art.

La maroquinerie comme mode vestimentaire

Nous arrivons au XVIe siècle, où la maroquinerie intègre le monde glorieux de la mode vestimentaire. Les articles en cuir sont devenus indispensables et aucune tenue n’est dite complète sans un accessoire en cuir. Posséder un article de maroquinerie relevait de la richesse et représentait une raison de fierté irréprochable.

De l’utilitaire à l’esthétique

La maroquinerie, qui jusqu’alors répondait uniquement à un besoin, devient aussi objet d’esthétique. De ce fait, un sac en cuir devait non seulement permettre le transport d’objets, mais il devait également être beau et élégant.

Le baptême de l’Art de la maroquinerie

Jusqu’alors, l’art du travail sur le cuir n’avait pas un nom propre à lui-même. Ce n’est qu’en 1835 qu’on lui donna son appellation « maroquinerie », et elle concernait les objets en cuir de toutes les tailles. L’industrie de la maroquinerie se lança dès lors et ce fut un succès ! Le XIXe siècle a connu l’émergence de grandes marques de maroquinerie de luxe et on célébra le sac en cuir au XXe siècle. Il devint l’accessoire vedette de mode, qui donnait à la tenue une note de luxe et d’élégance sans pareil.

La maroquinerie pour tout le monde et pour tous les usages

Après son succès dans le monde de la mode, l’art en question s’attaqua à d’autres chantiers, notamment le design d’intérieur. On voyait de plus en plus des canapés en cuir, des têtes de lit en cuir, des sièges de voitures de luxe en cuir, etc. La matière étant robuste et noble, l’article en cuir a une très longue durée de vie qui peut facilement dépasser celle de son propriétaire et peut ainsi être transmise à ses descendants en héritage.

Aujourd’hui, le cuir est partout où l’on tourne la tête : bracelets de montres, chapeaux, sacs, chaussures, ceintures, portefeuilles, coffrets… vraiment partout et également dans les maisons en décoration et dans les voitures !

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